SOLUCIA PJ

SOLUCIA PJ est une compagnie d’assurance agréée en protection juridique par l'ACAM. C' est une société du groupe APRIL, entreprise de services en assurances, cotée à la Bourse de Paris (SBF 120), regroupant plus de 2 000 collaborateurs répartis dans près de 40 spécialités. Le groupe APRIL dispose de 20 000 partenaires distributeurs et dépasse les 2 millions de clients. SOLUCIA PJ maîtrise parfaitement les phases clés de la chaîne de la valeur : Concevoir, Assurer, Distribuer et Gérer.

Fidèles à la philosophie du groupe, SOLUCIA PJ intervient comme bâtisseur de services innovants en protection juridique, conçoit et met en œuvre pour ses clients et ses partenaires, des solutions associant la clarté des offres, la rapidité de gestion et la qualité de la relation établie.

SOLUCIA PJ s'inscrit dans une stratégie d’innovation continue. Ses veille concurrentielle et veille marché lui permettent d’être à l’écoute des besoins et de proposer rapidement une alternative concrète à une insécurité juridique.

Pour faire clair, le métier est de SOLUCIA PJ est de fabriquer des solutions de protection juridique adaptées pour vous protéger contre toutes les difficultés liées à votre activité professionnelle ou votre vie de tous les jours.

De plus, SOLUCIA PJ s'engage à être réactif, efficace, transparent et surtout, à votre écoute.

Cliquez dès maintenant sur la bannière ci dessous pour découvrir leurs offres adaptés à votre situation.



Interview de monsieur Hasti, couvreur independant

Quelle est votre formation ?

Ma formation initiale ne correspond pas du tout à mon boulot : je suis ajusteur qualifié.

Que signifie le mot « couvreur » ?

Le mot « couvreur » contient différentes spécialités : l’asphaltage, le roofing, le bardage, les tuiles et la zinguerie.

Quel est votre parcours professionnel ?

En fait, j’ai commencé à travailler en ferronnerie. J’ai d’ailleurs travaillé chez différents employeurs en ferronnerie puis, je me suis présenté chez un ferronnier qui cherchait un soudeur. Il avait une entreprise de toitures et c’est là que j’ai appris mon métier. J’ai d’abord pris un registre de commerce après journée pendant plus ou moins deux ans puis je me suis installé comme indépendant à temps plein. J’ai quarante ans et, à l’ époque où j’ai commencé, l’accès à la profession n’était pas protégé de la même façon. A l’heure actuelle, il faut plus de connaissances tant au niveau du boulot à proprement parler que du niveau administratif. Cela évite certainement bien des faillites.

Vous êtes indépendant, quelle est votre clientèle ?

Ma clientèle se compose essentiellement de particuliers. Je fais peu de nouvelles constructions. Les rénovations sont plus rentables. Dans une nouvelle construction, la tendance est de dépenser un minimum d’argent et, dans ce cas, nous rentrons dans nos frais mais sans marge bénéficiaire ou alors elle est très faible .

Comment procédez-vous : quelles sont les grandes étapes de votre travail ?

Ce qui est important de souligner, c’est de définir avec le client le produit recherché. De façon générale, en rénovation, il existe deux types de toitures : la toiture tuile et la toiture plate. Pour la première, la charpente convient souvent pour recevoir une nouvelle couverture. Que ce soit pour la toiture tuiles ou ardoises, la couverture comprend une sous-toiture, un contre-lattage et une zinguerie-lattage plus une isolation par l’intérieur si le client le désire. Bien sûr, si la charpente est mauvaise, la remplacer occasionne des coûts plus élevés. En ce qui concerne la toiture plate, il faut d’abord procéder à la vérification du plancher. S’il doit être remplacé, nous utilisons des voliges (planches de sapin) ou des panneaux (oregon par exemple) puis deux couches de roofing et la zinguerie. En général, l’isolation de ce type de toiture se réalise par le dessus à l’aide de panneaux soit en laine de verre compacte soit par du polyuréthane.

Quelles sont les compétences du couvreur ?

L’ouvrier couvreur doit bien connaître les produits utilisés, la manière de les utiliser et réaliser son travail dans les règles de l’art. L’indépendant, en plus, doit savoir calculer une remise de prix et le temps que cela nécessite, calculer le prix des marchandises et se tenir au courant des nouveautés au niveau des matériaux.

Y a-t-il une évolution importante au niveau des matériaux ?

Les tuiles sont toujours les mêmes en terre cuite, quoi qu’il existe aujourd’hui des tuiles en béton, moins chères, mais qui nécessitent forcément une charpente solide. Ce qui a par contre fondamentalement changé, c’est la manutention. Les monte-charges, par exemple, allègent considérablement notre travail. Nous avons aussi les cloueuses à gaz qui facilitent le travail. Les heures sont tellement chères aujourd’hui, minimum 250 € par jour, que ces outils sont primordiaux. On ne peut plus travailler à l‘ancienne et clouer, par exemple, à la main. Les prix deviendraient exorbitants. Le tarif-horaire est basé sur le coût de la vie et celui des charges sociales.

De façon à résumer, on peut souligner que les matériaux sont moins polluants, mieux recyclés et plus confortables qu’avant.

En tant qu indépendant, ces 250 € par jour ne sont évidemment pas du net. Il faut souligner que nous n’avons ni congé payé, ni repos pour maladie en cas d’accident. De même, si nous devons rester à la maison, aucun argent ne rentrera.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire ce métier ?

Plus qu’une envie, il s’agit d’un parcours. Ma carrière résulte de rencontres avec des gens qui m’ont fait découvrir et appris un secteur professionnel que j’ignorais.


Quels sont les avantages et les inconvénients de votre métier ?

Le plus grand avantage est de travailler dehors, être toujours à l’air libre. Bien sûr, vous vous doutez des revers de cet avantage : la neige, la pluie et le gel sont nos grands ennemis.

L’inconvénient c’est que physiquement c’est un métier dur, comme tous ceux du secteur… ça use.

Quelles sont les qualités indispensables pour bien exercer ?

Etre honnête parce que c’est la meilleure publicité. Lorsqu’un travail est bien fait, le client est content et il en parlera autour de lui. Le bouche à oreilles est très important à ce niveau.

Etre ponctuel est aussi un élément indispensable : une demi-heure de retard sur un chantier entraîne un retard considérable pour toute l’équipe et surtout pour le patron qui ne tolérera pas cela longtemps.

Que diriez-vous à un jeune qui débute ?

L’idéal est d’aller quelques jours par semaine à l’école afin d’acquérir une base théorique et puis travailler sur chantier.

Il faut rester humble et modeste. Les métiers de la construction exigent un long apprentissage, des années d’exercice sont nécessaires pour devenir un bon professionnel. Il faut aussi être curieux, savoir ce qui se fait dans le métier, se tenir au courant des nouveautés.


source : metiers.be

Zoom sur le CRM : Notations des membres

Pour assurer un service de qualité, vous, membres de Devispresto, êtes notés par vos clients après avoir assuré votre part du travail. Nous allons ce mois ci, nous intéresser à la notation est son importance vis-à-vis des prospects.


A chaque fois qu'un prospect est alerté qu'un membre est intéressé par son projet, il a accès au profil de ce dernier. Le prospect peut donc lire toutes les informations concernant votre entreprise : localisation, labels, métiers et surtout... vos notes !


En effet, vos notes ainsi que les commentaires de vos anciens clients sont cruciales dans le choix des prospects. Un artisan n'ayant que de mauvais commentaires et une note de 2 voir 1 sur 5 aura beaucoup moins de futurs clients qu'un artisan recommandé par tous et ayant une note de 4 à 5 sur 5.

Vous avez donc tout intérêt à soigner vos chantiers et votre contact avec le client (professionnalisme, diagnostic et devis, qualité de la pose et des produits, respects des délais et relation commerciale). Autant de critères de qualité qui vous donneront une note finale.


Toutefois, si les commentaires laissés par vos clients sont abusifs ou contiennent des injures ou autres formules indésirables, nous les supprimeront. L'équipe de Devispresto modère tous les commentaires pour être sûr que vous ne soyez pas mal noté à votre insu. Cependant, tous mauvais commentaires mérités ne seront pas supprimés...

La relation "entreprise - Pôle emploi" simplifiée

Nouveauté pour les entreprises au Pôle emploi !

Besoin d'embaucher des salariés pour votre entreprise ? Besoin de renseignements ? Depuis le lundi 29 mars, les entreprises qui souhaitent déposer une annonce pour leur recrutement ou s’informer sur les aides à l’embauche peuvent contacter le Pôle Emploi au 39 95. Un numéro, unique et plus facile à retenir que les anciens : ces derniers étaient différents selon chaque département et comportaient alors 10 chiffres.

Ambition affichée par Laurent Wauquiez, le secrétaire d’Etat à l’emploi : « qu’on ne perde aucune offre d’emploi en 2010 ».

Zoom sur le CRM : Historique des demandes

Zoom sur l'historique des demandes

Ou comment trouver rapidement une demande de devis

Le CRM de Devispresto comme vu précédemment (cf newsletter février / mars 2010) est d'une réelle utilité lorsque l'on sait correctement l'utiliser.

Ainsi, ce mois ci nous allons faire un focus dans votre compte sur l'historique des demandes.


Cet outil permet ainsi d'effectuer une recherche rapide des demandes correspondant à vos modules et vos spécialités.

- Dans un premier temps vous pouvez effectuer une recherche globale mais personnalisée en sélectionnant :

1.Votre ou vos catégorie(s) de projet

2.Votre ou vos département(s)

3.La date de parution du projet (de 7 jours à 1 an)
vous pouvez ainsi retrouver des anciens projets expirés ou non pour obtenir le nom ou l'adresse d'un client pour une facture ou autre...







A la suite de cette sélection, vous pouvez vous créer un agent de recherche, en enregistrant dans vos favoris les catégories, départements et période de recherche désirés.
Vous pouvez ainsi vous créer une recherche rapide pour votre prochaine connexion, vos paramètres étant enregistrés pour toute recherche de favoris.


- Vous avez aussi la possibilité de faire une recherche rapide de devis correspondant à vos modules grâce au lien situé en haut à droite.

- Autre possibilité, vous pouvez faire une recherche rapide en sélectionnant dans le compte l'outil recherche rapide qui vous permet une nouvelle fois d'obtenir des demandes de devis selon votre choix de catégorie, lieu et date de parution des demandes.

- Dernier outil à utiliser pour optimiser votre temps de recherche :


Cependant la recherche n'est pas personnalisée comme dans l'outil historique des demandes, elle s'appuie juste sur une information générale permettant de vous donner un aperçu de l'offre.

Tous ces outils sont mis à votre disposition afin d'optimiser votre temps de recherche et vous permettre de trouver rapidement des demandes devis répondant au maximum à votre profil.

Nouveauté Devispresto : Le Paiement Mensuel !

Vous avez dès à présent la possibilité de payer votre cotisation en plusieurs fois sans frais !

Suite à vos demandes, nous avons fait évoluer le système de paiement de votre cotisation, que ce soit pour le premier accès ou pour son renouvellement.

En effet, vous pouvez désormais accéder directement aux services Devispresto tout en échelonnant votre paiement sur l'année... Payez ainsi votre sélection en 1 fois, 2 fois ou 12 fois sans frais !

Ce nouveau service qui s'ajoute aux nombreux avantages Devispresto, vous permet de prendre le nombre de modules souhaités, sans contraintes, sans frais supplémentaires, sans limites, et de les payer tout au long de l'année. Vous pouvez ainsi élargir votre sélection finale de modules et obtenir un nombre plus important de demandes de devis.

Devispresto ne vous propose que des avantages ! Ainsi vous avez aujourd'hui le choix de régler votre cotisation sur l'année en 12 fois sans frais. Cependant si vous décidez de payer votre cotisation en une seule et unique fois, vous bénéficiez de 20% de réduction sur le montant total de votre sélection de modules. Si votre choix est de régler en 2 fois sans frais, une réduction de 10% vous sera attribuée.

Trouvez au final, la meilleure solution adaptée à votre comptabilité.

Entreprise et Franchise

Savoir diagnostiquer une entreprise cédée en franchise



Parce que reprendre une franchise peut être un véritable parcours du combattant, nous vous soumettons quelques étapes à vérifier avant tout rachat.


Création / reprise, même combat


Le futur franchisé devra mener l’enquête sur le réseau qu’il projette d’intégrer. Concept, niveau du turn-over et raisons des départs, santé financière du franchiseur, consistance de son savoir-faire, droits et obligations des franchisés… le but est de recueillir un maximum d’informations auprès du franchiseur, du cédant, ainsi que de 4 ou 5 autres franchisés sélectionnés au hasard pour s’assurer du sérieux de l’enseigne. « Sans oublier de rencontrer les réseaux concurrents pour comparer », ajoute Laurence Vernay, avocate du cabinet Saje. Mais ce n’est pas tout : en matière de reprise, des investigations complémentaires sont nécessaires. Il faut en effet réaliser le « diagnostic » de l’entreprise cible pour éviter les déconvenues et acheter au juste prix.

Première étape : la rentabilité à l’épreuve

Il faut commencer par éplucher les documents comptables (bilans, comptes d’exploitations sur 3 ans…) et analyser la gestion. « Comment l’affaire tourne-t-elle ? Fait-elle partie des bons éléments du réseau ? Quelle est la rentabilité ? Comment est-elle structurée ? Quel est le potentiel de développement ? Autant de questions à résoudre », selon Marie Muller. Si la rentabilité s’avère faible, il est impératif de chercher à en comprendre les raisons.

Bail et franchise à expertiser

Parmi les autres points à examiner, Yves Portrat, délégué de l’association Cédants et repreneurs d’affaires (CRA) en charge des réseaux, cite « la clientèle, la masse salariale, les litiges en cours, les aspects juridiques ainsi que l’ensemble des contrats (de travail, de bail, immobilier…)». Deux contrats doivent faire l’objet d’une attention particulière : le contrat de bail et le contrat de franchise. Le premier est automatiquement transmis avec l’entreprise sauf si une clause prévoit le consentement express du bailleur. Il faut donc vérifier les termes du contrat avant de s’enquérir de la durée restant à courir. « Le repreneur a droit au bénéfice du renouvellement du bail sous réserve qu’il ait exercé l’activité dans les lieux pendant 2 ans au minimum avant l’expiration du contrat », explique Laurence Vernay. Le bailleur peut cependant refuser le renouvellement. Il devra alors verser une indemnité d’éviction.

Vérifier la mise à jour


Le contrat de franchise, quant à lui, est rarement transféré à l’acquéreur. « Dans la plupart des réseaux, le franchiseur signe systématiquement un nouveau contrat avec le repreneur », observe Jean Beaudoin, expert dans la stratégie et le développement de réseaux commerciaux. « Ce dernier doit alors payer les droits d’entrée ou, à tout le moins, les frais de formation », poursuit-il.
Ultime précaution à prendre : s’assurer auprès du franchiseur que le cédant est bien à jour par rapport à toutes ses obligations vis-à-vis de l’enseigne (agencement, savoir-faire…) et exiger un courrier l’attestant. Les pratiques du cédant et les faits antérieurs à la cession peuvent en effet avoir une incidence majeure sur la valeur de l’entreprise.

Sécuriser l’opération de reprise

Il est recommandé de se faire accompagner tout au long du processus de reprise par un conseiller spécialiste de la franchise (expert-comptable, juriste…) capable de déceler les « défauts » éventuels de l’entreprise proposée à la vente. Cela représente un coût non négligeable. A titre d’exemple, le cabinet Acetra Conseil prélève 1 à 7 % du montant de la transaction, selon la complexité du projet, pour une prestation complète comprenant l’étude approfondie du dossier et le montage financier. Le prix à payer pour sécuriser la démarche de reprise.

Source : Les Echos 19.03.2009,
Par Ann-Karen Bartoszewski

Artisanat : Résultats 1er trimestre 2010

« Pas d’embellie, mais une amorce »


Confirmant les prévisions de son prédécesseur, le nouveau Président de la Confédération des artisans du bâtiment a annoncé prudence et vigilance pour l’activité en 2010, évoquant une baisse de 3%. « L’évolution est orientée à la baisse », a-t-il dit, même si l’on note un ralentissement de la dégradation. Il a également réaffirmé les positions de la CAPEB sur des sujets comme l’auto-entrepreneur ou la TVA à 5.5%. Détails.

Après une année 2009 qui s’est terminée à -7% pour le bâtiment et à -5.5% pour l’artisanat du bâtiment, l’activité du 1er trimestre 2010 reste conforme aux prévisions. Alors que le volume d’activité dans le bâtiment régresse de 8% sur un an, celui de l’artisanat du bâtiment affiche un repli à -6% au 1er trimestre 2010 comme en tendance annuelle (contre -4% sur la même période de 2009). Une baisse moins rapide qu’en 2009, qui laisse espérer une stabilisation, indique la Capeb.

Ainsi, dans le neuf, l’activité sur les trois premiers mois de l’année affiche une chute de 11%, un chiffre qui marque la stabilisation de la baisse puisque le 4e trimestre 2009 enregistrait une baisse de 11.5%. Le Président a, entre autres, expliqué cette baisse par les nombreuses mises en chantier initiées par les gros groupes de BTP, un secteur jusqu’ici prisé par les petites entreprises du bâtiment. Côté rénovation, les intempéries de cet hiver ont largement impacté les métiers de l’artisanat, notamment dans le neuf et touché autant le gros œuvre que le second œuvre. « C’est un paramètre de plus qui est venu s’ajouter à une situation déjà critique », a souligné le Président. Rappelant, en outre, que le 1er trimestre avait enregistré une baisse de l’activité de 2%, contre -3% sur le même trimestre de 2009.

« L’éclaircie n’est pas totale »

Concernant l’activité dans les entreprises, Patrick Liébus a estimé que la baisse touche indifféremment les petites comme les grandes entreprises artisanales, qui connaissent une atténuation de la dégradation de leurs plans de charge. Parmi les métiers les plus impactés, la maçonnerie affiche le plus fort repli, à -9.5% en volume en 2009, suivie du secteur de la menuiserie/serrurerie/électricité à -6%. La couverture/chauffage/plomberie enregistre une baisse de 4%, tandis que les métiers de l’aménagement/décoration/plâtrerie reculent à -2.5%. Du côté de la trésorerie des entreprises, « elles deviennent de plus en plus exsangues », a déclaré le Président.

Celles-ci ont notamment dû faire face à une hausse des matériaux, à des demandes des salariés de plus en plus exigeantes en termes de rémunération et surtout à la réduction des délais de paiement. A ce sujet, Patrick Liébus a réaffirmé la prise de position dès le départ de la Capeb, ce qui a conduit à amoindrir les incidences sur l’activité des artisans, qui restent néanmoins touchés puisqu’aucune obligation n’est imposée aux clients finaux en la matière.

Enfin, s’il prévoit une baisse de l’activité de 3% pour l’année 2010, le Président parle d’une stabilisation de la baisse pour le neuf qui est en train de frémir et d’un ralentissement de la baisse qui peut se percevoir dans la rénovation. « Mais malgré tout, on ne peut pas parler d’une embellie, mais d’amorce », a déclaré Patrick Liébus. Pour soutenir l’activité en 2010, avant une éventuelle reprise l’an prochain, le Président a rappelé l’importance du dynamisme et de la diversification des métiers de l’artisanat, notamment vers les secteurs du développement durable (photovoltaïque, éolien…). Il a également insisté sur la pérennité des mesures gouvernementales et l’accompagnement de l’Etat en matière de logement.

Cependant, une des mesures phares de la pérennité de l’artisanat réside, selon lui, surtout dans le maintien de la TVA à 5.5% dans le bâtiment, qui si elle n’est à ce jour pas remise en cause, ne doit pas disparaître après l’échéance de fin 2010. « Nous ne comprendrions pas comment cette mesure qui a créé des emplois pourrait disparaître », a estimé Patrick Liébus, qui préfère anticiper sur le sujet. « Il faudra qu’on nous l’annonce très vite ! », a-t-il martelé. Si le Président déplore la perte de 15.000 emplois l’an dernier, il précise toutefois qu’en 2010, « il y a une volonté d’embaucher très marquée ».

Source :
http://www.batiactu.com

Zoom sur le métier de paysagiste

Interview de Nathalie R., paysagiste


Qu'est-ce qu'un paysagiste ?
Le métier de paysagiste consiste à aménager, mettre en valeur, donner un style à un jardin quel qu'il soit avec différents végétaux et matériaux. Le travail, ainsi que le choix des formes et des couleurs est très important.
Quels sont vos clients, particuliers, entreprises, et en quelle proportion ?
Le paysagiste peut travailler avec une très large clientèle: du simple particulier aux grands groupes industriels en passant par des parcs de châteaux.

Quel est votre travail au quotidien ?
Mon travail au quotidien est très variable : je travaille aussi bien au bureau que sur les chantiers. Lorsque je travaille au bureau, je réalise des devis ainsi que des plans techniques pour nos clients.
Sur les chantiers, je dirige du personnel, avec lesquels nous réalisons divers aménagements : plantations diverses, gazon, maçonnerie paysagère, clôture...ainsi que des chantiers d'entretien : taille, tonte, débroussaillage.

Quels sont les services proposés aux particuliers ?
Les services que nous proposons aux particuliers sont en général des services de création : aménagements de massifs, haies, parc; réalisation de terrasses, allées, bassins, rocaille, murets, clôture. Nous pouvons également entretenir leur propriété : bêchage, taille, tonte...

Quelle formation avez-vous suivi pour devenir paysagiste ?
Pour devenir paysagiste, il est important tout d'abord d'être passionné par le végétal et de bien le connaître. Ensuite on peut suivre diverses formations : BEPA, BAC, BTS , ingénieur. La voie par l'apprentissage est une très bonne chose car elle permet aux jeunes de se familiariser avec le métier et le terrain.
Moi-même , j'ai un BTS aménagements paysagers obtenu par apprentissage. Ce qui est passionnant dans ce métier, c'est que les plantes par leur comportement nous apprennent de nouvelles choses chaque jour.

Quels seraient vos conseils a un jeune qui envisagerait de faire votre métier ?
Ce que je conseillerais aux jeunes : c'est qu'il faut être passionné avant tout, puis de ne pas avoir peur du travail (assez physique), du mauvais temps. La récompense de son travail et de sa persévérance est au final : la fierté que l'on a, à admirer les jardins que l'on a créé. C'est du vivant.
Quels sont les métiers avec qui vous travaillez et quels sont leurs rôles ?
On travaille avec de nombreux pépiniéristes qui sont nos fournisseurs de végétaux. Leur rôle est de fournir leur plus belle production afin de satisfaire nos clients.

Avez-vous un jardin ?
Si oui, comment l'avez-vous aménagé dans ses grandes lignes ?
Oui j'ai un jardin, c'est un jardin médiéval, j'ai réalisé un potager en carré délimité par des dalles, et entre je cultive de nombreuses variétés de plantes aromatiques et médicinales (ma grande passion). A côté, de ce potager , j'ai également réalisé un petit bassin avec divers plantes : arbustes, vivaces variées. Plus tard je souhaiterais planter un "parc" avec des sujets de collection.

Source : aujardin.info

Interview de Guy Pignard, Plombier, installateur de salles de bain


Vous avez créé votre entreprise individuelle en 1996. En quoi consiste votre activité ?

Ma principale activité est plombier - gazier. Mais j'utilise également des techniques relevant d'autres corps de métiers : électricité, menuiserie, carrelage, etc.. Je suis spécialisé en création de salles de bain.

La première rencontre avec le client consiste à l'écouter. Lors de la deuxième étape, nous définissons ensemble ses vrais besoins. L'étape suivante est la conception de la salle de bain. Vient ensuite celle du chiffrage : établissement du devis en séparant bien les fournitures de la main d'œuvre afin d'être très souple et de pouvoir modifier les choix de fourniture.

L'exercice de votre activité nécessite-t-il des diplômes spécifiques ?

Oui, avant de créer mon entreprise, j'ai passé un CAP de plombier. Après mon immatriculation, sachant que je voulais me spécialiser dans tous les métiers qui concernent la salle de bain, j'ai obtenu les agréments PGN, PGP : Professionnel du gaz naturel, et Professionnel du gaz propane. Il s'agit d'agréments qui permettent la certification des installations. Le professionnel qui installe ce type d'équipement doit connaître un certain nombre de normes.

Je suis également agréé "Gaz de France", c'est-à-dire que j'ai suivi des stages auprès de Gaz de France pour souder avant et après compteur. Je dois suivre ce stage tous les trois ans.

Le fait de maîtriser les techniques liées au gaz permet de ne pas interrompre mes chantiers. J'ai les compétences nécessaires pour résoudre les problèmes techniques.

Qui délivre ces agréments ?

De stages "PGN, PGP" sont organisés par des syndicats professionnels qui délivrent ces agréments.

Devez-vous renouveler votre demande ?

Oui, tous les ans je paie une cotisation et renouvelle ma demande auprès du syndicat professionnel. Pour obtenir le renouvellement de l'agrément, l'artisan doit également avoir une assurance décennale.

Depuis le démarrage de votre entreprise vous avez donc gardé la même activité.

Oui, mais elle évolue au fil du temps grâce à une formation constante. Je suis régulièrement de petits stages qui concernent la salle de bain comme ceux traitant de la lumière, des espaces ou de la sécurité. Ainsi, par exemple, je suis maintenant conseiller "Vélux". Le public est de plus en plus exigeant. Il faut donc se perfectionner dans tous les domaines pour offrir une prestation complète.

Etre compétent dans tous les domaines, dans tous les corps de métiers. Est-ce là votre positionnement ?

Oui, en effet. Au lieu de traiter avec un électricien, un menuisier, un plombier etc, le client n'a qu'un seul interlocuteur. Cela représente beaucoup moins de contraintes pour lui. Je peux néanmoins embaucher une ou deux personnes si nécessaire.

J'ai choisi cependant de ne pas faire la peinture.

Pourquoi ?

Tout d'abord pour des raisons de savoir-faire : la peinture n'est pas mon métier. Ensuite, il y a des raisons liées aux problèmes techniques et financiers : il faut attendre que les plâtres sèchent avant de peindre. Le dernier versement du client, le solde, serait donc reculé, puisqu'il intervient en fin de chantier.

Est-ce que vous avez identifié des concurrents ?

Non, du fait de ma polyvalence je n'ai pas de concurrent dans le milieu artisanal. La concurrence viendrait plutôt de sociétés qui proposent des créations de salles de bain ou de cuisines en faisant intervenir en sous-traitance une dizaine de corps de métiers.

Comment vous faîtes-vous connaître ? En distribuant de petits prospectus dans les boîtes aux lettres par exemple ?

Les publicités distribuées dans les boîtes aux lettres concernent en général des réparateurs. Moi je ne fais pas de dépannage. Je réalise des installations neuves. C'est différent, ce ne sont pas les mêmes outils. Ce ne sont pas les mêmes contraintes de temps. Je ne peux pas faire les deux en même temps.

Je fais très peu de publicité. J'en ai sur mon camion. En fait, ma meilleure publicité c'est le bouche à oreille, c'est à dire la qualité de mon travail.

Avez -vous eu des clients dès votre démarrage ?

Oui, quand je me suis lancé j'avais des clients potentiels, et mon carnet de commandes a été plein tout de suite. Cela continue toujours.

Qui sont vos clients actuels ?

Des femmes essentiellement. Car, ce sont elles en général qui prennent la décision de refaire la salle de bain. D'ailleurs, on peut dire que c'est le cas pour tous les travaux de la maison.

Mes clients sur Paris ont un revenu compris entre 20 et 80 000 F et ont des métiers très variés. En province, ma clientèle est essentiellement composée de professions libérales.

Lors de la création de votre entreprise avez-vous été « accompagné », conseillé ?

J'ai bénéficié des chèques conseils. J'ai appris à faire de la gestion dans un centre de gestion. Cela m'a permis de comprendre ce qu'est la comptabilité et de savoir que je préfère maintenant m'en décharger. Je continue à gérer ma trésorerie sur ordinateur et le reste est pris en charge par le comptable. Cela m'a permis de bien préparer son travail, de bien comprendre comment les choses se dépensent et s'achètent. C'est très important pour moi.

Auparavant, j'avais lu quelques livres qui m'ont apporté une information simple mais importante.

Donc aujourd'hui vous avez un expert comptable et vous êtes adhérent d'un centre de gestion.

Oui, depuis un an seulement. Aujourd'hui mon bénéfice a augmenté. J'ai intérêt à passer par un centre de gestion pour bénéficier d'une baisse d'impôt.

Je donne les éléments au comptable qui est lui même en relation avec le centre de gestion.

Un comptable ne vous fait pas perdre d'argent. En principe, il vous en fait plutôt gagner. Si c'est un bon comptable, il va vous dire d'orienter votre entreprise dans telle direction pour dépenser moins. Moi, je suis content de mon comptable. Je le paie 8000 FHT par an. Je trie bien mes documents, ce qui réduit son temps de saisie. Cette somme correspond à la saisie, à la prise en compte des écritures (c'est à dire 2500 écritures) et bien sûr au bilan à la fin de l'exercice.

Quelles ont été pour vous les difficultés les plus importantes, avant de créer ? Au moment du lancement de votre activité ? Et aujourd'hui ?

Avant de créer, le plus difficile a été de prendre la décision de se lancer. Le choix du statut et les démarches administratives m'inquiétaient. La difficulté était de définir mon projet .

Au moment de créer, c'est assez simple. On va au CFE, on s'inscrit à la Chambre de métiers. Les démarches se font assez automatiquement.

Après avoir créé, il est très difficile d'embaucher. Il y a tous les organismes sociaux à contacter. C'est très complexe..

Maintenant le problème qui se pose concerne l'équilibre des comptes car plus on avance et plus les charges à payer sont importantes.

Puisque nous parlons d'argent, quel a été le budget nécessaire au lancement de votre activité ?

Je n'avais pas besoin de grand chose puisque j'avais déjà des clients qui m'attendaient. C'était un avantage et cela m'a encouragé à ouvrir. J'avais un petit véhicule et quelques outils qui me venaient de mon père qui avait été plombier. J'avais également un ordinateur. Mais surtout j'avais des clients pour démarrer.

Quel en a été le financement ? Apport personnel, aides, prêts bancaires, '

J'ai eu de la chance parce que j'ai bénéficié de l'ACCRE : à l'époque 32 000 F plus une exonération des charges sociales. C'était très intéressant parce que je savais que j'aurais à changer de camion assez rapidement !

Est-ce que vous pouvez nous dire quelle est la répartition de votre temps entre vos différentes tâches ?

Je dirais presque 50/50 entre la gestion et le travail productif. Il faut savoir gérer, acheter, compter, se vendre, entretenir le contact avec le client et' travailler.

Avez-vous souscrit des contrats d'assurances obligatoires ou facultatifs liés aux risques spécifiques de votre activité ?

Les assurances représentent une catégorie de charges. Il y a l'assurance décennale, qui est très chère. Les tarifs se négocient et il faut savoir qu'il est très difficile de souscrire une assurance lorsque l'on est créateur d'entreprise.

Lorsque j'ai démarré, avant d'avoir un CA, le premier tarif était de 7000 F. Le montant augmente tous les ans, aujourd'hui je paie 10 000 F. C'est la compagnie la moins chère que j'ai trouvée sinon cela tourne plutôt dans les 18 à 20 000 F. La responsabilité civile est également couverte. Il est nécessaire de préciser les activités que l'on souhaite assurer.

Avez-vous d'autres assurances ?

Oui, il y a l'assurance du véhicule. Il est difficile de trouver une assurance qui couvre le risque de vol de matériel.
J'ai également pris une assurance complémentaire maladie.

Pouvez-vous nous donner des éléments d'informations relatifs à votre CA, vos charges ?

La première année, mon bénéfice a représenté 3 % de mon CA. Chaque année mon CA augmente, aujourd'hui je suis à 12 %.

Concrètement, sur un CA de 530 000 en 1999, j'ai eu un bénéfice de 70 000 F.

Je dois prévoir de payer : les charges sociales, le personnel (CDD, intérimaires), les matériaux, sanitaires (39 % du CA), les loyers, les impôts, la taxe de la Chambre de Métiers, les frais bancaires, le camion (crédit bail + frais), le matériel et les frais divers.

Avez-vous d'autres activités ?

Oui, je donne des cours au Greta, ce qui me permet bien sûr de compléter mes revenus mais je le fais surtout par envie de transmettre le métier.

Quelles sont vos relations avec votre environnement professionnel ?

Je me renseigne beaucoup. Les apports individuels d'information sont importants. Je veux parler des discussions entre artisans : solutions techniques, choix des fournisseurs, charges à réduire, etc '

J'ai également de bonnes relations avec les fournisseurs. Je ne me fournis pas forcément chez les moins chers. J'ai trouvé des fournisseurs corrects avec des vendeurs compétents. D'une façon générale, j'ai plus une relation de compétence avec les gens qui travaillent avec moi. Je cherche avant tout la qualité.

A propos de vos relations avec les organisations professionnelles ?

J'adhère à la CAPEB. Les services proposés peuvent être très efficaces. C'est le cas pour le service formation de la CAPEB de Montpellier. Il organise des stages très courts et très riches. Les cours sont assurés par des professionnels, souvent des compagnons. Sur un autre plan, j'ai en ce moment le projet d'embaucher un jeune en contrat de qualification. C'est la CAPEB qui va gérer le dossier.

Quel regard avez-vous aujourd'hui sur votre nouvelle situation ?

Je ne pense pas avoir fait beaucoup d'erreurs. Je connaissais un certains nombre d'artisans autour de moi et j'ai donc été très prudent notamment avec les charges à payer et les frais de fonctionnement.

Quand on est artisan, on n'a pas beaucoup de temps pour ses loisirs mais on a l'avantage de faire ce que l'on a envie de faire, de gérer ses heures. On doit rendre énormément de comptes et gérer les frais au quotidien. Je m'organise donc pour prendre du temps pour moi, pour mes vacances 'malgré les charges qui courent.

Quel message souhaiteriez-vous adresser à un ami qui voudrait se lancer dans la même activité que vous ?

Avant d'ouvrir son entreprise il faut avoir certaines capacités, en particulier des capacités de gestion et de contact, sinon il ne faut pas se lancer.


Entretient réalisé par Catherine Sid en juin 2001 pour le compte de l'APCE.